C’est le 7 Juillet 2018 qu’Avalon a ouvert ses portes à Toverland. La toute dernière zone du parc néerlandais promettait beaucoup : un wing-coaster Bolliger & Mabillard, un boat ride sur la légende arthurienne et une zone thématisée d’une grande qualité.

Avalon dans son ensemble

Avec ses concept-art et sa direction artistique de haute voltige, la zone arthurienne de Toverland avait provoqué l’ire des fans de la thématisation à travers l’Europe et peut-être même le monde. Il est simple de se rendre compte que le parc a méticuleusement respecté les moindres détails des travaux artistiques. Excalibur, la tour de Merlin, l’emplacement de la seconde attraction ou encore la chaumière « restaurant » répondent tous présent.

Tout est clairement identique à la version papier même si l’on regrettera un large manque du côté de la végétation (en cours d’implantation). C’est un énorme plaisir que de se plonger dans cet univers qui manque tant dans nos contrées et qui, pourtant, à largement inspiré les oeuvres occidentales à travers les siècles. C’est d’ailleurs avec un certain étonnement que l’on se rend compte qu’aucun parc de renommée ne s’y soit aventuré.

Le résultat est saisissant, l’architecture et les matériaux utilisés sonnent vrais, les canaux apportent un apaisement à la zone tandis que Fénix provoque des émotions tout autres grâce à ses vibrations et à ses mouvements amples et virevoltants.

Fénix : un wing coaster simple mais efficace

Le coeur de la zone n’est autre que cet imposant monstre bleu électrique d’environ 40 mètres de hauteur. Incroyablement doux et puissant à la fois, le wing coaster signé Bolliger & Mabillard respire comme toujours la qualité et l’expertise que les fans connaissent. Certains pourront tout de même regretter un léger manque de sensations dû à l’extrême douceur cependant.

La file d’attente ressemblerait presque à celle de Wodan (Europa-park) avec son enchaînement de salles sombres éclairées par des bougies situées dans des cavités. Quelques animations ponctuent celles-ci comme l’animation d’un Merlin en hologramme mais en toute logique, nous sommes loin de la qualité exemplaire dont fait preuve Efteling, Disneyland ou encore Universal.

C’est d’ailleurs sur ce point que Toverland est largement excusé : ce parc n’a jamais eu comme vocation de produire des zones d’une qualité extrême et c’en est bien normal avec un budget déjà largement supérieur à son habitude. Merlin’s Quest avait, en plus, cette tâche à assumer contrairement à Fénix.

Merlin’s Quest : une ballade dont manquait vraiment Toverland

Lorsque l’on essaye de comprendre une attraction, il faut prendre du recul sur les prestations actuelles du parc. Une ballade en bateau ou même une expérience dédiée à l’ensemble de la famille n’existait pas avant Merlin’s Quest. Et c’est dans cette optique que cette attraction est réussie.

Le parcours extérieur permet une visite en détails de la zone extrêmement détaillé d’Avalon tandis que la partie intérieure propose une tout autre expérience. Plongée au coeur du domaine de la recherche de Tír na nÓg par Merlin, les visiteurs parcourent plusieurs salles dans une ambiance sublime. Les fans du jeu-vidéo Trine se rappelleront surement de cet univers coloré et enchanteur qui provoque un émerveillement instantané.

IMAscore aux commandes de la bande-son

Que serait une zone thématisasée sans une bande-son dédiée ? La firme allemande a une nouvelle fois répondu présent et quelle réponse ! La musique de Fénix est tout simplement exceptionnelle. Le parc avait déjà fait appel aux services d’IMAscore avec sa zone Magische Vallei et dernièrement avec sa refonte de l’ambiance sonore de Troy. IMAscore est décidément devenu la référence internationale pour les bandes sons dans les parcs d’attractions pour notre plus grand plaisir.

Avec Avalon, Fénix et Merlin’s Quest, Toverland se propulse dans une dimension européenne. Entreprit avec Magische Vallei en 2012, cette montée en gamme n’a clairement pas fait froid aux yeux du parc familial. En invitant tout un panel de médias et de blogueurs, Toverland a définitivement poussé les portes de la médiatisation et de ses contraintes (toujours proposer davantage) en 2018. Encore muet sur les prochaines nouveautés, un grand nombre d’observateurs savent désormais que le parc néerlandais répondra présent.

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