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Edenya, un nouveau monde spectaculaire à Pairi Daiza

Edenya, un nouveau monde spectaculaire à Pairi Daiza

9 février 2026

Avec Edenya, Pairi Daiza frappe fort : sous la plus grande serre tropicale au monde, quatre hectares de jungle, de plages et de rivières abritent jaguars, lamantins et près de 1 800 espèces végétales. Une immersion totale entre nature, art et civilisations anciennes.

Le 7 février 2026, Pairi Daiza a ouvert les portes d’Edenya, un projet hors normes qui vient asseoir la réputation du parc belge parmi les destinations zoologiques les plus ambitieuses d’Europe. Sous une verrière monumentale de quatre hectares, ce « sanctuaire vivant » abrite un écosystème tropical complet où se mêlent faune rare, végétation luxuriante et patrimoine culturel. Avec ce nouvel ajout, le parc ne se contente pas d’agrandir son territoire : le parc repousse les limites de ce que peut offrir un jardin zoologique au XXIe siècle.

Nous avons pu découvrir cette nouveauté et voir ce qui a été fait avec les 215 millions d’euros qui ont été mis sur la table.

Un voyage sous les tropiques

Dès les premiers pas sous la verrière, le dépaysement est total. L’atmosphère tropicale enveloppe le visiteur tandis qu’une cascade majestueuse donne le ton. Chaque virage révèle un nouveau décor, ponctué d’œuvres d’art et d’architectures d’exception qui renforcent le sentiment d’immersion.

En s’enfonçant dans les différents espaces, l’ambiance change pour représenter 6 biotopes. Par exemple, on découvre des horizons plus arides où cactus, euphorbes et cycas millénaires composent un paysage radicalement différent.

Ce contraste entre plusieurs biomes sous un même toit est l’une des grandes réussites d’Edenya. On passe de l’humidité tropicale à la chaleur sèche en quelques mètres, avant de profiter des rives d’une belle lagune.

Une multitude d’espèces animales

Edenya n’est pas qu’une serre contemplative : c’est avant tout un lieu de vie pour des dizaines d’espèces animales, dont certaines rarement présentées en Europe. Le jaguar, prédateur emblématique, trône au sommet de la chaîne alimentaire de ce nouveau monde. Excellent nageur, il évolue ici dans un territoire aux points de vue à la fois terrestres et subaquatiques.

Sur la terre ferme, les rencontres se multiplient. L’hippopotame nain, solitaire et nocturne, capable de rester en apnée pendant six minutes. La loutre géante, ultra-sociale et vivant en groupes familiaux soudés. Le tapir terrestre, considéré comme une espèce « parapluie » dont la protection bénéficie à tout un écosystème. Le capybara, plus gros rongeur du monde, pouvant atteindre 65 kilos et courir aussi vite qu’un cheval. Le drill, primate vivant en groupes de 15 à 75 individus. À cela s’ajoute l’un des plus grands territoires de papillons d’Europe.

© Pairi Daiza

Dans la canopée, les singes-araignées à tête brune se balancent de branche en branche. Plus bas, le fourmilier géant creuse les termitières de ses griffes puissantes, et le minuscule Dik-dik de Kirk fuit en zigzag à la moindre alerte.

© Pairi Daiza

La Forêt Sèche réserve ses propres surprises : lémuriens bondissants, fennecs rapides, fossas mystérieux et, en maître incontesté des lieux, le Dragon de Komodo.

© Pairi Daiza

Enfin, sous la surface de l’eau, le lamantin des Caraïbes fascinera par sa taille et son calme. Surnommé « vache de mer », ce géant paisible passe six à huit heures par jour à brouter et possède un intestin de près de vingt mètres. Cependant, cela se conjugue au futur car les lamantins ne sont pas encore visibles à l’inauguration. Il en est de même pour une partie des autres espèces (requins, oiseaux…), on recommanderait donc d’attendre quelques mois pour pleinement profiter d’Edenya.

Un lieu botanique hors normes

Edenya est aussi un jardin extraordinaire. Près de 1 800 espèces végétales cohabitent sous la verrière, dont plus de 5 000 cactus et euphorbes dans la zone aride.

Parmi les pièces les plus remarquables, le mythique coco de mer, palmier endémique des Seychelles produisant la plus grosse graine du monde végétal, et deux descendants directs de l’arbre de Bouddha, un Ficus religiosa vénéré depuis plus de deux millénaires.

La richesse botanique n’est pas qu’un décor pour les animaux comme toujours chez Pairi Daiza : elle constitue un patrimoine vivant à part entière, où chaque plante raconte l’adaptation du vivant à des milieux extrêmes, de la jungle saturée d’humidité aux sols craquelés de sécheresse.

Une infrastructure spectaculaire

Pairi Daiza se targue de plusieurs records, dont celui de la plus grande serre tropicale au monde, et cela fait sensation sur place. Edenya propose de contempler des paysages à perte de vue, sous un même toit. Du jamais vu !

La hauteur est également une force, le plafond se faisant facilement oublier tellement il est haut. Dans les décors, les architectes ont ainsi pu jouer avec les hauteurs, ce qui rend l’exploration des multiples chemins particulièrement variée.

Cette hauteur se développe aussi vers le bas, car on peut s’enfoncer jusqu’à 8 mètres sous terre pour observer les spectaculaires aquariums représentant une cité maya engloutie.

C’est aussi là qu’on retrouvera prochainement le restaurant The Abyss qui promet d’être une expérience unique.

Pairi Daiza a fortement développé son offre hôtelière ces dernières années, et Edenya double presque le nombre de logements en le faisant passer de 121 à 209. Les intérieurs sont luxueux, les vues sur les animaux magnifiques, et cerise sur le gâteau : le petit déjeuner se fera sur l’agréable terrasse située au bord de l’eau, au centre de la serre. Bien sûr, les tarifs sont en adéquation avec ce standing.

Enfin, les équipes du parc mettent l’accent sur les technologies mises en place pour réduire l’impact environnemental d’un tel bâtiment : géothermie, verre optimisant les transferts d’énergie, panneaux photovoltaïques, récupération des eaux de pluie…

Pairi Daiza frappe fort avec Edenya, et cet espace devient un incontournable du parc, qui regorgeait déjà de merveilles thématiques. Seule réserve pour l’instant : attendre quelques mois pour visiter l’endroit sera certainement idéal pour que tous les animaux soient présents, les dernières finitions abouties, et les 7 € dépensés par chaque visiteur à l’entrée rentabilisés.

Edenya n’est en tout cas qu’une étape pour Pairi Daiza, un autre gros morceau étant déjà en construction juste à côté : un parc aquatique à 115 millions d’euros ! Une rivière en bouées (lazy river) est d’ailleurs déjà construite et fait le tour d’Edenya.