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Où ? Rust, Allemagne

Quand ? Du 19 au 21 avril 2016


JOUR 1

Après de nombreuses années de résistance, fidèle à la souris aux grandes oreilles, la tentation aura eu raison de moi : en novembre dernier lorsque ma petite amie m’a proposé de profiter des vacances printanières pour partir à Europa Park, l’hésitation a été de courte durée et c’est ainsi que nous avons commencé à planifier notre séjour germanique.

Avant tout récit, je précise qu’Europa Park était jusqu’à présent l’un des seuls Parcs de Loisirs dont je ne souhaitais rien savoir afin de me garder la surprise la plus totale lors d’un possible séjour. Je partais donc avec un sentiment de pure découverte, et n’étant nullement influencé par ce que j’aurai pu voir ou lire en me baladant sur internet. 

Nous prenons donc la route vers l’Allemagne en ce mardi matin ensoleillé. Rien de bien passionnant sur ce trajet, qui se résume à une traversée horizontale de l’hexagone en direction de l’Est. La donne change lorsque nous prenons la sortie routière « Europa Park » et que nous approchons du complexe : je suis directement interpellé par le paysage qui s’offre à moi avec de gigantesques infrastructures de montagnes russes se dessinant au loin et un phare rouge et blanc qui surplombe l’horizon. Ce phare, c’est exactement là où nous allons séjourner : l’Hotel Bell Rock, qui puise l’inspiration de son architecture dans l’univers de la Nouvelle-Angleterre. Mon premier constat est de mettre en parallèle ce dernier avec l’Hotel Newport Bay Club à Disneyland Paris, de par leurs similarités thématiques et leurs 4 étoiles affichées à l’entrée.

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Le Check-In se fait sans encombre et la réceptionniste nous fournit de la documentation sur l’hôtel, ses environs ainsi qu’un plan du Parc avant de nous inviter à découvrir notre chambre. Précisons que notre journée du mardi était entièrement dédiée à notre installation et à un premier tour d’horizon des services de l’hôtel.

Notre chambre, la 3625, se situe au 3ème étage, et nous nous haletons vers celle-ci. À l’ouverture de la porte, notre première impression est de constater que nous n’avons pas une, ni deux, mais bien trois fenêtre donnant sur les extérieurs : le bassin factice, la piscine, le Parc et ses attractions visuellement impressionnantes.

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Après une prise de repères et un rangement rapide de nos affaires personnelles, nous faisons un premier bilan : la chambre est subliment équipée et confortable; l’espace est lumineux et surtout bien rempli. Une curiosité retient notre attention : la douche « à l’italienne » située dans la salle de bain à le droit à une baie vitrée sur le reste de la chambre, et plus loin sur la fenêtre laissant entrevoir les sommets de deux attractions phares : le « Blue Fire » et le  « Silver Star ». Bien évidemment, pour plus d’intimité, il nous est possible de tirer un paravent de bois devant la vitre, mais ce petit détail nous aura donc marqué. Le reste de la chambre reste classique, avec deux lits doubles et une décoration d’intérieur tout en sobriété, à l’image du reste du Bell Rock.

Nous décidons alors de revêtir nos tenues de bain et nous nous dirigeons vers le centre aquatique de l’hôtel et sa piscine intérieure/extérieure. Quelques impressions sur la piscine : les casiers intégrés dans la thématisation sont du plus bel effet et il est vraiment agréable de pouvoir se baigner dans une eau chauffée même en extérieur.

Après ce brûlage de calories, il était temps de faire le plein : direction pour cela l’Hotel Colosseo et son buffet « Antica Roma ». Pour un montant de 30€ par tête (boissons non comprises), ce restaurant propose un large choix de spécialités italiennes et autres plats classiques. Globalement, les produits sont frais et certains plats préparés sous nos yeux. Le plus dur reste de se décider devant un tel choix, avec des préparations toutes plus appétissantes les unes que les autres. Mention spéciale pour le buffet de dessert, aussi généreux que bien présenté.

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Après un bon repas et une dernière balade autour du complexe hôtelier à la découverte des autres hôtels, il est temps de se reposer avant d’attaquer Europa Park.


JOUR 2

Le réveil est plus que matinal : à 6h00, et nous voilà les premiers à l’ouverture du petit-déjeuner à 07h00. Nous sommes matinaux, mais pas sans faim et le petit déjeuner va régaler nos papilles se réveillant tout juste. Au menu : un petit-déjeuner à l’américaine, avec les traditionnelles viennoiseries qui côtoient saucisses, beans, bacon et autres œufs sur le plat. L’occasion idéale pour prendre des forces avant une journée qui va être forte en émotions et en sensations.

Et cette journée, elle se poursuit en direction des attractions d’Europa Park, vers lesquelles nous nous dirigeons en empruntant le sentier réservé aux résidents des Hôtels du complexe.

8h30 : nous arrivons à l’entrée du Parc, spécialement ouvert 30 minutes plus tôt pour les visiteurs séjournant dans l’un des hôtels (une sorte d’Extra Magic Hours locales).

Nous découvrons donc le 1er quartier qui se présente à nous : l’Espagne… que nous traversons sans trop nous y attarder, bien décidés à nous diriger vers l’une des attractions d’Europa-Park :

Le Blue Fire Megacoaster – Powered by Gazprom

Derrière ce nom à rallonge et pas forcément esthétique se cache un gigantesque coaster, reconnaissable à ses loopings, ses vrilles et ses rails bleus (et aux cris qui s’échappent des trains).

0 minute affiché à l’entrée : nous courons vers la gare d’embarquement en passant par la file d’attente à la gloire de Gazprom (le sponsoring au sommet de son art) et nous embarquons à bord.

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Étonnamment, les sensations procurées par le Blue Fire sont très agréables, bien aidées par le système de sécurité se bloquant par le bas, et non les traditionnels harnais. La storyline semble se tenir, avec la catastrophe dans les laboratoires de Gazprom, même si les Animatronics ne sont vraiment pas ce que l’entreprise Mack fait de mieux. J’ai eu l’occasion de retenter l’expérience Blue Fire à un autre moment de la journée et par la même occasion passé quelques minutes dans l’Univers Gazprom « Le micracle de l’énergie », qui propose quelques jeux d’arcade gratuits, plus ou moins liés à l’entreprise énergétique, ainsi qu’une opportunité d’envoyer une e-card spéciale depuis une borne.

Bien décidés à enchaîner les « hits » du Parc en cette matinée, nous prenons la direction de :

Arthur – Au Royaume des Minimoys

À notre arrivée, petite déception au moment de voir que l’attraction phare aura du retard dans son ouverture suite à un problème technique. Malgré tout, nous décidons de rester dans la file et notre patience a été récompensée puisqu’après 10 minutes d’attente les aventures ont repris. Nous découvrons la (magnifique) file d’attente de l’attraction, n’ayant rien à envier aux créations de Walt Disney Imagineering. L’immersion dans l’univers d’Arthur et les Minimoys est une réussite, poussant la thématisation dans les moindres détails. Coup de cœur également pour la zone d’embarquement comportant de très beaux éléments décoratifs : l’AA de Miro, la carte du Royaume, l’œil d’Arthur dans le microscope…

C’est avec un grand sourire que nous prenons place sur nos sièges, confortablement assis et les pieds dans le vide : l’aventure commence !

Le premier « lift » dans les escaliers m’a, à lui seul, conquis alors je vous laisse imaginer le reste du parcours. Ce ride enchaîne les bonnes surprises : la reproduction fidèle de l’univers d’Arthur, des effets sur les sièges, des décors qui font plus que de tenir la route et une interactivité (aussi petite soit-elle) qui prolonge l’immersion. Sans oublier que les sensations sont là, en plus que l’attraction soit plutôt familiale (à partir de 4 ans, et 100cm). Nous avons pu revivre l’expérience de nombreuses fois durant notre séjour et c’est avec joie que nous avons constaté la différence de sensations entre les différents rangs de sièges.

Nous prenons le temps après cette bonne surprise de découvrir le reste de la zone,  tout aussi bien thématisé. L’aire de jeux « Les Toboggans du Royaume » nous ont tellement donné envie d’avoir 12 ans (l’âge maximum) que nous nous sommes approchés au maximum, et nous avons découvert une petite pièce, où des « pouf-rochers » sont installés devant un écran diffusant le film de Luc Besson : le pied !

Non loin de là se trouve « Tourlicot », petite tour de chutes aléatoires : rien de bien fou me direz-vous mais cette attraction de complément reste tout simplement sympathique, avec une belle thématisation. Même constat pour « La Ronde des Mül-Müls » se trouvant juste à côté.

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Mon esprit de comparaison est certainement excessive, mais nous avons vite fait le lien entre « Arthur au Royaume des Minimoys » et « Toy Story Playland » du Parc Walt Disney Studios, présentant la même composition (une attraction type « chenille », une attraction « tour de chutes » et une « sensations fortes ») et le même concept (se retrouver réduit à une taille moindre). Et à la confrontation, c’est la zone d’Europa-Park qui l’emporte, poussant le concept jusqu’au bout, et surtout étant une vraie zone complète (avec toilettes, vraie boutique, aire de jeux…) bien que la licence soit moins glamour.

Pour freiner un peu le rythme, et ne pas rider toutes les attractions phares en une demi-journée, nous décidons de nous promener un peu et profiter du cadre et du beau temps. En approchant du quartier russe, nous sommes intrigués par le train miniature entrant en gare, si bien que nous voilà partis pour un trajet vers une destination incertaine.

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Le train s’arrête finalement en gare allemande, et ma petite amie en profite pour me conduire du côté du quartier italien, vers notre prochaine attraction :

Le Château Hanté

Bienveillante, elle a prit le soin de me préparer psychologiquement à ce que j’allais découvrir, précisant que de (très) nombreux éléments de l’attraction sont directement repris des Haunted Mansion des Parcs Disneyland Outre-Atlantique, mais avec un peu moins de rigueur esthétique. Me voilà prévenu…

N’étant pas le plus grand amateur de « trains fantôme », je m’aventure dans la file d’attente avec une petite appréhension. Très vite, je me retrouve en terrain connu, ou presque : nous entrons dans une « strechroom », pâle copie de ce que nous pouvons retrouver à Phantom Manor. Tout y est : les murs s’allongeant, les tableaux se dévoilant progressivement et même *spoiler* un pendu tombant du plafond.

La visite se poursuit à bord de « doombuggies » (tiens tiens…) et ce qui suit est à la hauteur de la file d’attente : cheap mais savoureux. Les contre-façons des Haunted Mansions se poursuivent avec des « Grim Grinning Ghosts » old-school, des mouvements de véhicules similaires. Le souci réside peut-être dans le fait que le Château Hanté n’a clairement aucune storyline intéressante à proposer. Je repère malgré tout dans une des scènes les héros du nouveau film 4D « Happy Family » (ce qui fera écho avec l’une de mes prochaines parties de Trip Report).

Le moins que l’on puisse dire est que cette attraction ne restera pas gravée dans ma mémoire; mais ne m’a pas spécialement déçue : mes critères n’étant pas aussi élevés qu’avec Disney où je m’attends à la perfection dans l’expérience immersive.

Nous poursuivons ensuite dans le quartier italien, où ma petite amie poursuit sa liste « Things to do » en m’emmenant devant :

Piccolo Mondo, littéralement traduit en « Petit Monde ».

En découvrant le nom de l’attraction, une petite musique lointaine composée par les Frères Sherman m’est venue à l’esprit… mais non non… nous sommes bien à Europa-Park.

Je vais vous passer les détails de mon ressenti sur cette attraction qui est « haute en couleurs » et très visuelle, et qui se résume à une petite balade ultra-stéréotypée à la découverte des joies de l’Italie. Après ça, je ne verrais plus jamais les glaces de la même manières.

Mais après une brève interlude plus reposante, nous reprenons la route des sensations fortes, et pour cela direction la Suisse pour :

Bobsleigh Suisse

Première fois également que nous attendons plus de 5 minutes à une attraction, avec 25 minutes au compteur. Rien de spécial à se mettre sous la dent dans la file d’attente si ce n’est des petits quizz et des panneaux d’écritures faisant l’éloge du Musée des Transports Allemand. Pour le ride, on retrouve le même concept que « La Trace du Houra » du Parc Astérix, avec peut être une position plus confortable dans les bobsleighs. Une attraction plaisante et une expérience que je retrouvais avec grand plaisir.

Bien décidée à me faire vivre des expériences hors du commun, ma petite amie continue à suivre son « Things to Do » et nous nous dirigeons à présent du côté du quartier Russe pour l’une des attractions les plus cultes du Parc :

Manège Flocon de Neige

Que dire sur cette attraction, à part qu’on me la peut être un peu trop bien vendu durant le trajet. Après avoir lu la storyline de l’attraction sur le mur la gare d’embarquement et en découvrant les traineaux qui nous serviront de traineaux, je me dis : « ça n’a pas l’air si mal… » et nous voilà parti dans les décors enneigés de Flocon de Neige.

La photo prise durant le parcours peut en témoigner : j’ai été sidéré par le spectacle qui se présentait sous mes yeux. Un concentré de décors « fait maison » en papier mâché (par la maternelle de Rust ?) et des effets spéciaux nazes, le tout dans une odeur de « vieux ».

L’attraction reste malgré tout un symbole et doit vraiment être portée dans les cœurs des fans d’Europa-Park, faisant partie intégrante de l’héritage du passé. Malgré tout, le choc en ce qu’on m’annonçait et ce que j’ai vécu a été rude, peut être même un peu trop. Pour nous remettre de nos émotions, direction les Pays-Bas.

« La grotte des pirates »

Je l’accorde, le nom original (Piraten in Batavia) était plus classe, mais mon amour pour la nomenclature francophone m’oblige à utiliser ce titre. Appelez-la comme vous voulez, mais nous voilà embarqué pour le « Pirates of the Carribean » local (et low-cost) (cette envie de comparer me démange vraiment…).

Là encore les idées sont là, bien reprises des versions Disney encore une fois (les prisonniers derrières les barreaux, suppliant un animal possédant la clé, la ville envahie par les pirates…) avec une réalisation qui laisse parfois à désirer. Malgré tout, le ride est assez long et il y a des beaucoup de choses à voir pour toute la famille. Je voudrais malgré tout m’arrêter sur un détail : Europa-Park ferait-il un joli pied-de-nez en proposant un effet « projection sur rideau d’eau » qui disparait au passage du bateau ? En tout cas cela m’a bien fait rigoler, alors que Disneyland Paris devrait proposer cet effet dans la nouvelle version de « Pirates of the Carribean » lors de l’été 2017.

Je pense qu’après ces différents chocs esthétiques, il est temps de reprendre les choses sérieuses, et de nous rediriger vers des attractions plus récentes, en prenant la direction de :

WODAN – Timbucoaster

Retour donc en zone islandaise, où l’imposante porte du WODAN indique la direction à suivre. Après avoir traversé le petit village nordique, nous nous embarquons dans la file d’attente, indiquant 35 minutes à patienter. Pas de quoi nous effrayer tellement l’idée de rider ce Wooden Coaster nous enchantait. Et cette attente a eu son avantage : nous avons pu profiter de la richesse de la file d’attente, parfaitement détaillée sur le thème de la mythologie nordique. Tout y est : statues magnifiques soutenant un plafond menaçant de s’écrouler sous le poids des diamants, apparition du marteau de Thor, fontaine de jouvence : de quoi faire saliver avant de rider à bord du Wodan.

Et nous y voici : sous l’œil bienveillant des guerrières surplombant la gare, notre train s’engage sur le parcours de bois. Durant le lift, plusieurs petites réflexions, la première classique : « ah oui… c’est haut en effet.. », la seconde, une interrogation sur les grosses paraboles situées dans le terrain juste à côté du Parc. Puis place aux sensations : du début à la fin, la vitesse est le maître mot. J’ai été franchement surpris par l’absence totale de zone de frein, comme l’impression que le wagon est en roue libre.

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En tout cas, ce Wodan est une belle réussite : le ride, bien qu’agressif, m’est apparu très agréable lors de mes 3 tentatives. En discutant récemment avec un ami, j’ai été informé que l’expérience ne serait pas la même en fin de saison, lorsque les trains n’attendent qu’une chose : du repos.  C’est en tout cas avec le sourire aux lèvres que nous poursuivons notre découverte d’Europa-Park, en décidant d’affronter :

L’Atlantica SuperSplash

Parfait pour contrer la chaleur qui commence à pointer le bout de son nez. Ce qui différencie ce splash avec ses homologues se situe au milieu de son parcours : une fois le premier lift effectué, une plateforme rotative inverse le sens de chute, pour nous surprendre en marche arrière le temps d’une petite descente. Puis une seconde plateforme remet les pendules à l’heure avant la chute finale. Pour ceux qui s’interrogent : l’eau, ça mouille ! Et pas qu’un peu, puisque c’est trempés que nous sortons de l’Atlantica.

Une chose est sûre : nous avons besoin de sécher. Le climat méditerranéen grec nous facilitera peut-être la tâche ! Premier arrêt dans ce quartier :

À la découverte dAtlantis

Ce nom énigmatique éveille ma curiosité et ni une ni deux, nous prenons place à bord des petits véhicules, armés de nos pistolets prêt à faire péter le score. L’interactivité et le système de paliers de points n’est non sans rappeler Buzz Lightyear Laser Blast, ouverte en 2006, contre 2007 pour la version d’Europa-Park. Cette petite attraction soignée a eu le mérite de savoir nous occuper et c’est avec plaisir que nous l’avons ridé une seconde fois le lendemain.

Aimant nous contredire, c’est à peine secs que nous nous dirigeons vers l’attraction phare de cette zone grecque :

Poseidon – grand huit aquatique

Le nom résume à lui seul le concept de cet hybride, à mi-chemin entre splash et coaster. Pour ma part, c’était une découverte inédite, et j’avoue en être sorti totalement sous le charme. Visuellement, le majestueux temple grec abritant la gare et l’eau bleu azurée sont du plus bel effet, surtout avec ce soleil et ce ciel bleu. La partie coaster est un peu « brute de décoffrage » mais la première chute dans l’eau fait mouche : nous (re)voilà trempés. Pourtant le plus dur reste à venir avec la grande chute finale de la partie « splash », qui décoiffe totalement et permet de se rafraichir bien comme il faut.

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Bien décidés à ne pas en rester là avec les sensations fortes, nous retournons du côté du quartier helvète, bien intrigués par un bâtiment dominant les airs, celui de :

L’éclair du Cervin « Matterhorn-Blitz »

Totale découverte pour tous les deux, nous nous embarquons dans la file d’attente annonçant 25 minutes. Celle-ci traverse une maison typique, et nous fait découvrir le mode de vie « à l’ancienne » du pays, non pas sans cliché. Vient le moment des interrogations : « si l’attraction n’est autre qu’un coaster, comment se déroule le lift, dissimulé dans la haute tour ? ». Nous avons notre réponse au bout de quelque seconde de ride quand surprise, les portes du Matterhorn-Blitz s’ouvrent à nous et nous font découvrir une sorte d’élévateur, propulsant notre wagon dans les airs. Au final, le ride procure de fortes sensations, par ses virages serrés et ses chutes surprises. On y perd très vite ses repères, la vidéo prise « on-ride » peut le prouver.

Continuons sur notre rythme crescendo de coaster et allons découvrir à présent ce qui a certainement contribué à la renommée d’Europa-Park :

Silver Star

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Pour le coup on s’attaque à un vrai gros morceau, que tout bon visiteur d’Europa-Park admire lors de son arrivée sur le Parc. Je suis alors surpris par le temps faible affiché (15 minutes), mais en arrivant en gare je comprends très vite : on est là devant une machine de guerre, avec des trains de 36 personnes lancés en un poignée de secondes par les employés très performants. Pour mon « first time », j’opte pour un passage classique et non « first row », affichant une attente bien plus longue. Au moment d’embarquer, ma petite amie a la bonne idée de me laisser le siège du côté du vide, que j’accepte avec un petit sourire bien fier. Je réalise vraiment ce que je m’apprête à vivre lors du lift, qui monte, monte, monte… La suite est connue de tous : un enchainement de chutes et de « air times » procurant un bonheur infini… Quel agréable moment passé sur Silver Star, défiant toute loi physique, et réduisant notre corps à une matière flexible, tel un chewing-gum. La seconde fois sera encore meilleure, avec le test du premier rang, apportant de nouvelles sensations au moment de sentir le vent passer dans les cheveux et les moucherons rentrer dans la bouche.

La journée touche à sa fin et nous décidons de réduire le rythme des sensations fortes, plus tôt dans la journée, une attraction avait particulièrement retenu l’attention du Fan Disney (Parks) qui sommeille en moi :

Les Radeaux de la Jungle

N’est pas Jungle Cruise qui veut ! Située dans la zone « Univers de l’Aventure », représentant différents univers hors d’Europe, l’attraction propose une croisière sur des petites embarcations à la découverte de différents paysages exotiques. Nous sommes seul à vouloir tenter l’expérience : simple coup de chance ou véritable attraction de mauvais goût ? La question est posée. J’ai été plutôt étonné de voir le protocole de sécurité très léger au moment de l’embarquement, avec aucune ceinture de sécurité et peu de protection, moi qui suit habitué au cadre strict de Disneyland Paris.

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La suite du voyage est à la hauteur de ce que je m’attendais : un enchainement de scènes clichés, kitchs et à la limite du racisme. Ce n’est pas possible d’avoir autant de mauvais goût, et si peu d’inspiration à reproduire l’un des Hits des Parcs Disney. Rien de bien intéressant à se mettre sous la dent, et une immersion qui est complètement loupée par un positionnement centrale dans le Parc et un vis-à-vis sur les visiteurs se baladant aux alentours. Je comprends donc que Europa-Park est en réalité un Parc à 2 vitesses : le passé, reprenant de nombreux concepts aux Parcs Disney et étant très limité dans l’esthétisme de la réalisation, et le Europa-Park « moderne », qui enchaine les bonnes surprises et les réalisations de qualité.

Pour ne pas repartir vers l’Hôtel sur cette mauvaise note, nous nous embarquons dans une dernière attraction :

Fjord-Rafting et Monde des Trolls

Pour cela, nous passons par le quartier scandinave, véritable petit coup de cœur personnel pour l’architecture du lieu et l’originalité. Ce n’est pas donné à tous les Parcs d’avoir sa propre église scandinave authentique.

Sinon rien d’inédit dans ce parcours rafting, comme il se fait au Parc Astérix notamment. En revanche, elle permet de terminer la journée avec le sourire au moment où nos voisins d’embarcation se retrouvent complètement trempés après une vaguelette.

Après cette interlude aquatique, nous prenons la direction de l’Hotel Bell Rock.

Sur notre retour, en traversant le quartier espagnol, nous apercevons Ed Euromaus sur scène entouré d’enfants lors d’une dance-party toute mignonne. Un petit plus qui est à noter tout de même dans mon ressenti de la journée.

Après un rapide détour par la piscine de l’Hotel, toujours aussi agréable, et un passage par le Burger King à quelques kilomètres de Rust pour se sustenter : c’est l’heure de dormir. Juste avant de fermer les yeux, nous avons profité du petit spectacle aquatique se jouant sur le bassin extérieur du Bell Rock en le regardant depuis notre fenêtre : le pied !


JOUR 3

Le réveil se fait moins matinal que la veille, puisque nous devons (déjà) préparer le retour, en rangeant nos affaires et en chargeant la voiture. Au final, après le toujours excellent petit-déjeuner de l’Hôtel, nous arrivons sur les coups de 10h sur le Parc. Au programme de la journée : 2ème tournée d’attractions qui nous ont marqué la veille (Silver Star, Arthur, Wodan, Poseidon, ect..) mais également quelques découvertes de nouvelles attractions, en commençant par :

L’Express des Alpes « Enzian »

De quoi bien entamer la journée, avec quelques légères sensations dans un décor très bien réalisé, avec une partie situé dans la mine des nains (heigh ho, heigh ho). J’ai été particulièrement séduit par le double passage du train, permettant d’allonger un peu plus l’expérience. En revanche, ce petit plus entraine un moins : la capacité de l’attraction n’est pas si folle que ça, avec un seul train au total. Le rajout du service « Alpenexpress Coastiality » n’aide surtout pas, privatisant sur chaque train quelques wagons et rallongeant un peu plus l’attente.

Aperçue lors de notre passage dans la mine, notre prochaine destination est toute trouvée :

« La descente des rapides du Tyrol »

Un sympathique parcours de bûches, ayant la particularité de passer également dans la même grotte que l’Alpenexpress, offrant un point de vue inédit des décors. Nous étions prévenu mais nous nous sommes tout de même fait surprendre par l’eau : moi plus que ma petite amie, s’étant délibérément servie de moi comme bouclier.

Étant arrivé après le premier rush, toutes les attractions sont prises d’assaut et les temps d’attente sont plus garnis que la veille. Pas un problème en soi, puisque nous nous dirigeons vers le Magic Cinema 4D du quartier français, pour y découvrir :

Happy Family, nouveauté 2016

Sur le papier, je ne suis pas un grand amateur de cinéma 4D, trouvant le principe pas assez individualiste et ayant du mal à me faire emporter par les effets dans la salle. La curiosité me pousse tout de même à vivre cette nouvelle expérience, et voir « ce qu’il se fait ailleurs en 2016 ». La licence que cherche à développer MackMédia est intéressante : une famille cliente d’Europa-Park vivant différentes péripéties. Bien que les effets 4D soient classiques, le film reste plaisant et divertissant (malgré qu’on est absolument rien compris aux dialogues en allemand). À notre sortie, les Personnages du Film nous attendent pour faire une petite photo de groupe bien sympathique.

Un peu plus tard dans la journée, nous avons eu le temps de découvrir « Le Carrousel du Temps », qui reprend le même schéma (un film qui se transforme au final en montagne russe géante). J’ai trouvé les graphismes très soignés, avec un développement narratif intéressant ainsi que des univers plaisants. Comme quoi, Mack ne se résume pas qu’à des coasters.

Le temps passe vite, et l’heure est venue à présent de découvrir un must de tout Parc à Thèmes qui se respecte, la parade. Alors nous nous plaçons non loin du Quartier Russe pour découvrir :

Ed’s Party Parade

Bien évidemment, je ne m’attendais pas à du Disney dans la conception de ce défilé. L’idée de représenter les différents quartiers du parc est intéressante; la réalisation l’est un peu moins. On se retrouve avec une approximation artistique, où les chorégraphies ne sont pas rodées, les chars avancent à l’aveugle et où certains visuels de Personnages ne sont pas du plus bel effet.

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Bon, on va pas se mentir, Ed Euromaus dans sa version « talking » m’a vraiment plu, mais il est là comme un cheveux sur la soupe, au côté d’une Euromause old-school, ce qui choque un peu. Sinon bel effort tout de même de la part du parc de proposer ce divertissement, et d’y intégrer ses différentes licences : mascottes des quartiers, Arthur et les Minimoys, Happy Family.

Nous profitons ensuite du passage de la parade pour nous éclipser et foncer directement vers :

Euro-Mir

Depuis la veille, ce bâtiment à l’architecture particulière, et aux cris qui s’en dégageaient, me faisait bien envie. J’embarque donc au bout de 10 minutes d’attente, et décide de me placer à la dernière rangée du train. Il faut savoir que je m’aventurerai « à l’aveugle » dans une attraction que je ne connaissais pas, sans personne (ma petite-amie ayant préféré m’attendre à la sortie). Grosse surprise de me retrouver complètement plongé dans le noir lors du lift qui tourne, tourne et tourne sur une musique rétro venue tout droit des Enfers ! La lumière s’approche, je vois le bout du tunnel… avant de comprendre que ce qui va suivre ne sera pas de tout repos : moi qui ne suis pas un grand amateur de la hauteur, je me retrouve au bord du vide, mon portable maladroitement oublié dans ma poche ouverte. Mon sang ne fait qu’un tour et j’ai à peine le temps de mettre ma main sur  mon précieux que le train s’emballe et descend à toute vitesse en tournoyant brutalement. Le reste de l’attraction se résume à une lutte entre mon corps et le wagon pour rester droit, en essayant d’anticiper les virages, que je ne vois pas arrivant étant placé dos au parcours. J’en ressors tout retourné, et le bilan de cette attraction est assez mitigé : un peu kitch et brutal, mais sans le charme habituel.

Dans ma dynamique, je me dirige tout droit vers le Spaceship Earth de Epcot.. euh.. pardon…

EuroSat

Dans ce quartier Français, entre représentations traditionnelles et futuristes, je me lance dans la file d’attente (5 minutes) de l’attraction de 1989. Le ton est donné : ce qui m’attend est dans la même veine qu’Euro-Mir, au vu de la décoration très.. inspirante du lieu. Rebelote : me voici encore seul au moment de monter à bord des wagons, encore une fois à l’arrière mais cette fois-ci dans le bon sens de circulation. Rebelote bis : même séquence de lift, en rond, juste avant l’enchainement de descentes dans l’univers spatial. Me plaignant régulièrement des effets de Space Mountain, je verrais l’attraction de Discoveryland sous un meilleur jour à présent. Je n’en dirais pas plus sur EuroSat, ne souhaitant pas me faire des ennemis ici.

Après quelques retours vers des attractions qui nous ont plu la veille, nous reprenons la route des inédites :

La malédiction de Cassandre

Étant un petit « fragile », vous pouvez imaginer ma tête au moment de découvrir que cette attraction est dans la même veine que le Défi de César : une expérience qui vous retourne la tête (et l’estomac). Au final, je m’en sors assez bien en étant resté concentré tout le long et en ne cherchant pas à comprendre le pourquoi du comment du dispositif. J’ai survécu à la malédiction de Cassandre !

Après toutes ces sensations, nos estomacs commencent à gronder, et ma petite-amie sait exactement où nous nous devons de manger :

Au FoodLoop

Après avoir fermé les yeux au maximum (à sa demande) pour garder la surprise, me voilà attabler avec au dessus de ma tête tout un trafic de rails et de petites marmites qui défilent à la vitesse grand V. Il n’y a pas à dire : je suis dans mon élément ! Au fond de moi, à ce moment là dans ma tête, je me dis que mon porte-monnaie va subir une grosse perte de poids. Et puis, je découvre le menu et les tarifs raisonnables, une vraie bonne nouvelle ! Le concept est juste hallucinant, dans un cadre chaleureux et convivial et nous reprenons des forces en mangeant des pattes pour attaquer la fin de journée (et le voyage retour) dans les meilleures conditions. Mention spéciale pour notre voisin de table, jeune Allemand d’une dizaine d’années, qui s’est régalé en commandant en dessert un potage d’asperge. Au moment de payer, je décide d’inviter ma partenaire de table, avant de devoir lui jouer le coup de la carte, l’ayant oubliée ce matin dans la voiture : c’est raté !

Après ceci, nous retournons faire les attractions clés du Parc, toutes affichant des temps d’attentes assez doux. Et je vous passe également mon avis sur des attractions comme « Univers de l’énergie » ou « La Gondole des Elfes » sous peine de vous faire peur sur mon ressenti.

Juste avant de partir, un déclic se produit dans ma tête : nous avons oublié une attraction « phare » !  Ni une ni deux, nous fonçons dans la zone Grecque pour… *roulement de tambours*

Pegasus Coastiality

Comment partir sans tester l’autre nouveauté 2016, celle qui permet de tester la technologie Virtual Reality sur un coaster ? Nous nous présentons au petit guichet pour que je puisse acheter mon ticket (2€), ma copine souhaitant rider Pegasus sans utiliser la fonction VR. Après un petit dialogue de sourds avec une employée ne parlant ni anglais, ni français, j’apprends par un manager qu’il nous est impossible de faire l’attraction ensemble si je suis en VR, et pas elle. Déjà on part sur un mauvais point… Finalement, nous prenons bien deux tickets pour Coastiality. S’en suit une longue attente que nous prenons avec le sourire, malgré que la fatigue commence à se faire sentir. Notre tour vient enfin au bout de 30 minutes (!) et nous comprenons mieux le pourquoi du comment : la technologie VR n’a le droit qu’à quelques rangées dans le fond d’un train (sur deux). Après avoir réglé nos casques, nous voilà fin prêts à vivre l’expérience : c’est parti !

Très vite, nous retrouvons dès les premières secondes des visages bien connues : ceux de la Happy Family, tous réunis et qui vont nous embarquer dans leurs aventures. Les sensations sont décuplées et nous voilà à crier comme des enfants, pensant que nous sommes en chute libre après la disparition des rails, puis nous survolons la ville et passons dans différents environnements climatiques. Le film s’emballe quand.. le train freine, et s’arrête et un message de fin s’affiche. « Quoi ? Déjà ? ». Et oui, car au final l’expérience est de courte durée, comme le ride en lui-même, dommage. Mais ce crash-test s’est avéré productif sur la sensation. Par contre, le concept et l’organisation ne sont absolument pas rodés et représentent un gros point noir pour Europa-Parc : on paye plus, on attend plus, on ne peut pas rider ensemble.

C’est sur cette dernière impression que nous prenons le chemin du retour, non pas sans une petite nostalgie de notre séjour écoulé à Rust. Ultime étape : le passage dans la boutique du quartier espagnol où nous repartons chacun avec nos souvenirs à l’effigie des attractions marquantes : Arthur – Au Royaume des Minimoys et Wodan.

Le trajet du retour est animé par des débats sur notre ressenti global et la tête remplie de souvenirs. Si bien que m’est venu l’idée d’écrire ce Trip Report pour ne jamais rien oublier. Vivement mon prochain séjour à Europa-Parc !

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