Depuis plusieurs années, l’émirat connu pour ses projets démesurés s’est lancé dans une nouvelle source de revenus : le tourisme. Après avoir attiré les clientèles de luxe, Dubaï a relancé après la crise économique de nombreux chantiers liés au divertissement et au loisir familial, pour participer à sa vision 2020 : 20 millions de touristes (15 millions aujourd’hui). L’Exposition Universelle de la même année devrait lui permettre de viser les 25 millions de visiteurs en 2021. Avec plus de 5% de croissance touristique par an, soit le double de la moyenne mondiale, Dubaï est en passe d’atteindre ses objectifs…

Il y a 7 ans, il n’existait aucun parc à thèmes majeur dans la région, seuls les parcs aquatiques (bienvenus dans ce coin très chaud de la planète) proposaient quelques sensations fortes, avec quelques foires locales. Cela a changé avec l’ouverture du Ferrari World à Abu Dhabi en août 2010. Depuis, 4 nouveaux parcs à thèmes de classe internationale ont ouvert dans un rayon de 100 km², et 4 autres verront le jour entre 2018 et 2022. Bref, Dubaï (et les Emirats Arabes Unis) se rêvent clairement comme le nouvel Orlando ! Une vision ambitieuse, qui laisse rêveur et parfois dubitatif. Mais ce n’est pas nous, fans de parcs, qui allons nous en plaindre !

Au cours des prochaines semaines, Dimension Parcs couvrira en détail les principaux parcs de la région, que nous avons eu la chance de visiter récemment. Nous commencerons par IMG Worlds, le plus grand parc à thèmes indoor du monde, continuerons par Dubai Parks & Resorts (le Walt Disney World local), nous comparerons les parcs aquatiques Aquaventure et Yas Waterworld et enfin cet été, nous chroniquerons Ferrari World et ses toutes dernières attractions ! Il est peu aisé de trouver des avis détaillés sur ces destinations récentes, mais nous vous donnerons toutes les clés de lecture pour envisager (ou pas) de faire le voyage jusqu’à Dubaï !

IMG Worlds of Adventure

Il faut l’avouer, ce n’est pas avec la plus grande assurance que nous nous sommes rendus dans ce parc. Plus de 2 ans de retard sur l’ouverture annoncée, des concepts art qui ne faisaient pas franchement rêver, le concept même d’un parc complètement indoor, une communication et du marketing frisant l’amateurisme pendant le chantier, un nom bizarre (Worlds of Adventure OK, mais IMG ? En fait il s’agit de Ilyas & Mustafa Galadari, le nom des propriétaires : mais bon, on dirait plutôt le nom d’une banque que d’un parc d’attractions), des photos d’un parc désert à l’ouverture… cela ne présageait rien de bon.

Et puis, il y avait l’intriguant : des licences internationales comme Marvel ou Cartoon Network, le budget confortable (plus d’1 milliard de $), la promesse de dinosaures animatroniques ou un clone du Blue Fire de Mack Rides… tout ça donnait envie d’y croire. Du coup, où se situe la réalité ? Que trouve-ton à IMG Worlds of Adventure ? Le parc est-il un gros flop ou une réussite ? Suivez le guide pour le savoir !

L’arrivée au parc est quelque peu chaotique.  On est (très) loin de la séquence d’entrée d’un parc Disney par exemple. La bretelle qui sert de sortie d’autoroute nous fait contourner tout le parc pour revenir sur nos pas, longeant des kilomètres de palissades entreposées dans un désert industriel. La signalisation est minimaliste, et on peut légitimement se demander si on a pris la bonne route (heureusement le bâtiment est énorme et on voit un bout de coaster sortir en extérieur, ça rassure)… mais soudain, un petit panneau IMG Worlds of Adventure pointe le bout de son nez et hop, direction le parking. Celui-ci, bien qu’immense, est totalement vide pour un jour de semaine : à peine une petite centaine de véhicules y sont stationnés. Si le parking n’est pas le plus beau du monde ce qui choque est avant tout le manque d’ombre. Quasiment aucun arbre, aucun tapis roulant ou arcade pour se rendre au parc. Dans un pays où les températures entre juin et septembre atteignent régulièrement les 40 degrés, cela peut paraître impensable. Pour un éventuel touriste qui se retrouvait en bout de parking un jour d’affluence, cela peut paraître problématique. À la décharge du parc, il semblerait que le parking soit voué à disparaître pour l’extension déjà annoncée du complexe. Un nouveau parc verra le jour d’ici 3/4 ans, directement sur cette parcelle. Auquel cas on peut comprendre qu’il n’ait jamais été travaillé sur le long terme….

Architecturalement le bâtiment ressemble à un grand mall, très nombreux dans cette région du monde. Aucun logo ou image ne figure au niveau de la porte d’entrée. De l’extérieur, rien ne donne d’indication sur l’expérience qui attend le visiteur (à part le Velociraptor, le coaster similaire au Blue Fire d’Europa Park mais aux rails rouges). Sur un bout du bâtiment, il manque même quelques plaques (réhabilitation ? bâtiment qui tombe en lambeaux ?).

Si de nuit le bâtiment présente une belle prestance avec des jeux de lumières et autres néons assez futuristes, en pleine journée on ne peut pas vraiment dire qu’il fasse rêver.

Puisqu’après tout ce qui nous importe, ce sont les attractions : entrons par la grande porte !

Une fois dans le grand hall d’entrée, nous nous retrouvons dans un univers climatisé, à température ambiante, doté d’un système sonore de bonne facture et surtout d’éclairages très réussis. Les allées du parc sont relativement larges, montrant que celui-ci est est dimensionné pour accueillir jusqu’à 20000 personnes par jour. Imaginez  donc l’effet lorsqu’à peine 1000 visiteurs se baladent dans le parc :  tout paraît très grand, mais c’est finalement très agréable.

IMG Boulevard

L’arche d’entrée présente graphiquement les différentes zones et ambiances qui nous attendent. Si celle-ci est graphiquement soignée, les clichés de cette dernière ne lui rendent pas justice à cause de l’effet réfléchissant de certaines des logos (un petit détail embêtant, au vu du côté iconique de l’arche, très partagée sur les réseaux sociaux). L’entrée se fait par IMG Boulevard, la « Main Street » du parc : une rue basée sur aucune licence et qui propose juste des restaurants et des boutiques.

Une jolie petite fontaine apporte une touche de vie bienvenue. Le reste de l’architecture est assez linéaire et contemporain, un bric à brac de thèmes, de luminaires et d’ambiances. On peut néanmoins remarquer la propreté du lieu, un point qui reviendra dans TOUS les endroits du parc, ce qui est extrêmement positif et donc à souligner. Quand on connaît les Emirats ce n’est pas si étonnant : l’hygiène et la propreté font partie intégrantes de cette culture dans les grandes villes.

À IMG Boulevard, les restaurants s’enchaînent, tous vides, et on se dit que l’offre est quelque peu disproportionnée. Pour l’affluence visée (4 millions de visiteurs par an), on trouve dans le parc 28 restaurants et 25 boutiques ! Ça fait presque un ratio d’une boutique et d‘un restaurant par attraction, incroyable ! Et ça ne veut pas dire que l’offre soit mauvaise : les prix sont corrects, les boutiques variées et bien fournies, et les restaurants attractifs et beaux. Mais quand même, il y avait peut-être matière à commencer plus petit, quitte à s’agrandir…

La seule attraction à IMG Boulevard est The Haunted Hotel, une horror-maze permanente avec des acteurs live. Cette attraction est clairement inspirée du Hollywood Tower Hotel (storyline, ambiance, costumes), mais elle est tout autant magnifique dans son genre, puisque c’est un walkthrough et non un ride. En gros, cette maze vous donne l’opportunité de déambuler dans les couloirs du HTH, mais aussi dans ses jardins et son cimetière… Les acteurs sont bons (assez nombreux, mais peut-être le sont-ils encore davantage le week-end), jouent vraiment le jeu, et l’ambiance est sublime, même si l’attraction finit abruptement. Une horror-maze de grande qualité, qui s’avère étrangement gore, ce qui est d’ailleurs surprenant pour les Émirats Arabe, et qui se termine par une boutique, la spécialité d’IMG Worlds of Adventure.

Lost Valley Dinosaur Adventure

A côté de The Haunted Hotel, le premier véritable land du parc s’offre à nous. The Lost Valley est un concept original du groupe IMG, et nous plonge dans une ambiance nocturne jurassique, un monde fantaisiste où humains et dinosaures cohabitent ensemble. Malgré le plafond du parc, l’atmosphère est réussie. Contrairement à Ferrari World qui laisse filtrer la lumière du jour, les créatifs ont pu ici tout miser sur les ambiances, et celles-ci sont assez léchées. Nous sommes dans une sorte de campement en pleine jungle, un mélange entre l’univers de Waterworld, Port of Entry à Universal’s Islands of Adventure, et Jurassic Park, mais avec sa propre storyline. Des dinosaures animatroniques peuplent les allées du land et apportent du dynamisme et des photos-opportunités plutôt sympa. Les mouvements sont assez primaires, mais pour des décors permanents ça fait son effet.

Nous embarquons alors dans notre première attraction : Predator. Cet Euro-Fighter de Gerstlauer propose 3 inversions (dont une vrille assez surprenante) à 70 km/h sur un circuit assez compact mais décidément très punchy. Le lift et la première descente se font à la verticale : sensations garanties. Là encore, aucune attente, pour le plus grand plaisir des amateurs de « First Row ».

Pour la suite, nous nous attaquons au dark-ride Forbidden Territory, qui s’inspire fortement de l’attraction Dinosaur à Disney’s Animal Kingdom. Disney a fait de ce genre d’attraction une spécialité et les copies sont en général assez risibles…

Mais Forbidden Territory n’a rien à envier au géant américain : les décors sont gigantesques et bien réalisés (c’est la firme Falcon’s Creative Group qui s’est occupé de la majorité du parc), le ride system s’inspire de l’EMV sans être aussi réaliste ou performant (d’où certains mouvements latéraux ‘glissants’ peu crédibles), les animatroniques s’avèrent convaincants et les effets spéciaux, comme la fumée, fonctionnent.

Cela pourrait même être une excellente attraction si 2/3 écrans ne venaient pas polluer les décors physiques et casser le réalisme pour rien. D’autres détails viennent également gâcher l’immersion, comme par exemple la porte de sortie restée ouverte alors que le véhicule a encore une ou deux scène à traverser avant (en tout cas, lors de notre visite), l’attraction est impressionnante pour un parc indoor non franchisé, même sans rien comprendre à l’histoire. Et si IMG avait un réel potentiel ?

Nous allons vers le fond du land pour pénétrer dans l’antre du Vélociraptor, le coaster principal du parc. Sur le chemin, nous croisons les autres attractions : un carrousel intitulé « Dino Carousel » (au nom original) et aussi une aire de jeux sous forme d’impressionnantes forteresse avec ses tourelles à vents, ses filets et ses nombreux toboggans assez impressionnants.

La file d’attente de Velociraptor est immense, et là encore totalement démesurée par rapport à la fréquentation du parc. Malgré tout, elle est superbement thématisée ! Elle sillonne dans la jungle et dans des cavernes, le seul petit hic étant les barrières tout en métal flambant neuf de la queue line, qui ne sont pas très réalistes dans cet environnement. Quel bonheur d’arriver en gare et de voir que le train, à moitié vide, nous attend : nous optons pour le First Row !

L’attraction commence par une courte séquence d’introduction avec des dinosaures en colère sur un écran gigantesque, de la taille du train pour permettre à tous une belle vision. Un T-Rex menaçant rugit et là le train est catapulté en extérieur, en s’inspirant de la course des Vélociraptor (d’où le nom).

Seul problème : après quelques heures passées en intérieur, vos yeux ne sont absolument pas habitués et la lumière subite du soleil rend l’expérience oculaire très difficile.

De plus, le jour qui pénètre dans le tunnel de lancement crée de gros reflets sur l’écran vidéo (en tout cas quand on est tout devant) et casse un peu l’ambiance. Pour éviter ces désagrément, n’hésitez pas à attendre la nuit pour vous aventurer sur Velociraptor. Pour le coaster en lui-même : vitesse atteignant les 100 km/h, catapulte, 3 inversions dont la fameuse ‘inline twist’… si on doit le comparer au Blue Fire, il faut être honnête, la zone extérieure est beaucoup plus pauvre thématiquement que celle d’Europa Park. On passe à travers un bout de rocher mais ça s’arrête là, des palmiers sont plantés mais il faudra attendre des années avant que ça apporte quelque chose … sans être au niveau du parc allemand, la version de Dubaï a au moins le mérite d’exister, de proposer une storyline inédite et d’ajouter simplement un excellent coaster à IMG Worlds.

Marvel Zone

Nous quittons désormais Lost Valley Dinosaur Adventure pour rejoindre une autre zone très attendue : Marvel. Nous passons pour cela par une énorme double porte en bois, là encore très bien thématisée.

Profitons-en pour jeter un œil sur le layout général du parc : en regardant après coup le plan, celui-ci ne s’avère ps très compliqué, et les flux de circulation semblent cohérents. Sur le moment, nous avons été par moments désorientés, certainement dû au syndrome du « nouveau parc ». Il faut dire que le bâtiment est immense malgré son apparence, et il n’y a pas énormément d’icônes visuelles visibles depuis l’autre bout du parc. Chaque zone est indépendante et assez bien isolée.

Marvel Zone est inspirée des comics Marvel, et non des films, bien que par moment la frontière soit floue, car les costumes sont quasiment les mêmes, et d’autres icônes aussi, comme la Stark Tower par exemple. On ne trouvera aucune référence directe aux acteurs du MCU, mais néanmoins des clins d’œil aux films existent (comme le restaurant de shawarma aperçu dans les crédits de fin d’Avengers). En bref, c’est un univers hybride. Les façades sont colorées et stylisées, l’univers du land rappelle assez Marvel Super Hero Island à Universal’s Islands of Adventure. On ne se croit clairement pas à New York, mais la thématisation est globalement réussie, contrairement à nos craintes au vu des premières photos trouvées sur Internet.

C’est le moment de faire Avengers : Battle of Ultron, un dark ride 4D utilisant la technologie de Transformers : the Ride dans les parcs Universal ou Ratatouille, l’Aventure Totalement Toquée de Rémy à Disneyland Paris. En général, les copies de ces attractions se sont avérées totalement ratées. Alors, que vaut cette attraction Avengers, au si gros potentiel ?

La file d’attente nous entraîne dans les locaux du SHIELD, avec une décoration assez froide et technologique de laboratoire, mais qui colle assez bien à l’histoire. On peut ainsi voir les costumes des Avengers et certains de leurs accessoires. Quant aux pré-shows, ils se font au format cartoon / BD (images fixes) puisqu’il n’y a pas les droits sur les acteurs des films.

Nous embarquons dans un cockpit d’hélicoptère appartenant au SHIELD pour joindre les Avengers en pleine bataille avec Ultron. Le load est assez intelligent puisqu’on a vraiment l’impression de monter par l’avant dans un cockpit sans avoir l’occasion de voir tout le véhicule qui est garé au dock. Une fois à bord, celui-ci recule de la zone d’embarquement, et aidé de mouvements assez réalistes, d’effets sonores, de vent et d’éclairages bien pensés (comme les pales d’un hélico), on a vraiment l’impression de s’envoler dans les airs, au-dessus du sol, l’une des différences avec les véhicules au sol de Spiderman/Transformers/Ratatouille. L’attraction ressemble beaucoup à Transformers, alternant écrans vidéo avec des décors réels (néanmoins plus nombreux) de façon vraiment convaincante ! Les films bénéficient même de la fameuse technologie du ‘squinching’ propre à Universal, puisque leur perspective change avec l’avancée du véhicule. C’est le genre de détail (avec d’autres) qui place Avengers : Battle of Ultron dans la catégorie des grandes attractions !

Malheureusement le film n’est pas présenté en 4K, au niveau de la qualité et du design on se rapproche de The Amazing Adventures of Spider-Man, avant sa restauration 4K en 2012. Donc c’est pas mal, mais ce n’est pas un film photo réaliste. Comparé aux impressions laissées par les rares vidéos YouTube, l’impression globale est satisfaisante.

En conclusion, Avengers : Battle of Ultron est l’une des meilleures attractions du parc, et surprend par sa qualité. Sans être du même acabit, elle vient titiller les meilleures attractions du genre. L’histoire est un peu brouillonne (et Ultron n’est pas le méchant le plus charismatique de la saga) mais au même titre qu’un Transformers, là n’est pas la question : les fans de Marvel devraient adorer !

La sortie se fait par une boutique (comme de nombreuses attractions du parc) avec énormément de produits Marvel : du simple porte-clé au costume de Tony Stark. Bref, un régal pour les fans !

La Stark Tower dispose même de son restaurant au premier étage, Tony’s Skydesk Restaurant. On peut y dîner ou déjeuner sans forcément acheter un ticket pour le parc (vous serez alors escortés). Une belle initative, d’autant que le restaurant est sublime, moderne et luxueux comme les appartements de Tony. Il propose aussi une jolie vue sur la zone Marvel.

Encore plus surprenante qu’Avengers, Hulk Epsilon Base 3D est une attraction comme jamais vu dans un parc à thème jusqu’à présent. Après vous être assis dans une configuration de planétarium (salle circulaire, fauteuils confortables légèrement penchés en arrière pour admirer un dôme), vous êtes plongés dans une bataille entre Hulk, Iron Man et leurs ennemis dans une base ennemie au cœur du désert.

Le public est censé être assis dans un réacteur au cœur de l’action. L’attraction combine un film 3D omnimax enveloppant les spectateurs, et une énorme base circulaire sur vérins qui a la capacité de tourner assez vite sur elle-même. Le résultat est multi-sensoriel, attention aux estomacs fragiles… Même si nous n’avons pas eu le courage / le temps de la refaire, Hulk Epsilon Base 3D nous a véritablement impressionné par son innovation et sa réussite technique. Cette attraction aurait toute sa place dans un parc Disney ou Universal.

Après avoir regardé quelques minutes tournoyer le top spin Thor Thunder Spin (joliment décoré), nous avons conclu la visite de cette zone par le spinning coaster Spider-Man Doc Ocks Revenge.

Les références en terme de « spinning coaster » restent les Winja’s à Phantasialand pour la thématisation et Euro Mir d’Europa-Park pour la vue panoramique. Spider-Man Doc Ocks Revenge s’avère être une assez bonne surprise, car le coaster est plutôt bien thématisé (file d’attente, gare, lift, et même l’intérieur) même si il subsiste des écarts, et le parcours propose de bonnes sensations, surtout si le véhicule tourne vite sur lui-même. Pas d’animatroniques ou d’écrans vidéo, mais des petites scènes de bataille 2D entre Spider-Man et Doc Oc qui s’illuminent au passage de notre véhicule qui sillonne entre des façades en relief plat de New-York. Dans le style visuel, on se rapproche de l’intérieur du Rock’n Roller Coaster starring Aerosmith aux Disney’s Hollywood Studios. En résumé : une attraction assez courte, mais intense.

Cette attraction a conclu notre visite de Marvel Zone, qui comporte aussi un manège inspiré de petits vaisseaux que nous n’avons pas testé.

Cartoon Network

Entrons à présent dans le monde coloré et enfantin de Cartoon Network :

Dans Adventure Time : the Ride of OO, nous montons dans des gondoles suspendues qui emmènent le visiteur dans une aventure aérienne, au-dessus de la zone et dans des scènes de dark ride colorées. Cela reste de l’animation primaire bien entendu, mais tout à fait normale pour une attraction destinée avant tout à un jeune public. C’est reposant et permet de faire de chouettes photos.

The Amazing Ride of Gumball est un dark ride / shooter interactif qui nous entraîne dans la ville d’Elmore. Il combine des cibles sur écrans (2D) avec beaucoup de décors réels et de cibles physiques, ce qui le rend vraiment sympa. Une belle réussite où les visiteurs se laisseront facilement prendre au jeu.

Nous n’avons en revanche pas expérimenté les 3 autres attractions de la zone : Powerpuff Girls Mojo Robot Rampage (un manège assez turbulent qui vous fera virevolter), Ben5D (cinéma interactif) et Lazy Town (aire de jeu encore une fois imaginative et très attractive).

Ainsi s’est achevé notre tour d’IMG Worlds of Adventure, le plus grand parc indoor du monde. Un parc vide, mais qui nous a tout de même occupé pendant plus de 4 heures pour tout visiter et refaire la plupart des attractions majeures.

Si nous avions des craintes, notamment sur l’aspect kitch et cheap, il n’en est rien. Certaines attractions nous ont même bluffé, et aucune ne nous a paru ridicule. Il y a une bonne complémentarité entre les expériences, et ce pour tous les goûts. Un grand bravo aux concepteurs pour ce défi relevé amplement.

Avec un billet journalier à 50€, le parc (qui a déjà baissé une fois ses tarifs) est encore un peu cher au vu de l’expérience proposée. En revanche, avec l’ajout de 12 salles de cinéma prochainement à IMG Boulevard, et l’annonce récente d’un second parc composé de 9 zones adossées au premier, en plus d’un hôtel, le projet prend une toute autre dimension.

IMG Worlds of Legends pourrait devenir le plus gros complexe à licences du monde. Les premières rumeurs font échos de zones Barbie, Ubisoft, Toei Animation, Nickelodeon ou encore Pokemon. Le meilleur reste donc à venir pour ce parc à thème unique en son genre.

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