Pour ses 25 ans, Movie Park Germany a fait un beau cadeau à ses fans en 2021 : un multi dimension coaster fabriqué par Intamin. Nous avons eu l’occasion de nous rendre dans le parc allemand pour découvrir cette nouveauté, il est donc temps de partager l’expérience Movie Park Studios qui regorge de surprises pour les fans de parcs et de cinéma ! De plus, notre interview du directeur créatif de Movie Park Germany vous permettra d’en savoir encore plus sur l’attraction.

Le portail des Movie Park Studios est grand ouvert, c’est parti pour une visite exceptionnelle, mi-parcours scénique, mi-coaster !

Une file d’attente musée

Les visiteurs sont reçus comme des stars à l’accueil où des affiches donnent le ton des productions des studios. Les films représentés correspondent en fait à des attractions du parc telles que le coaster en bois Bandit ou l’ancien dueling coaster Cop Car Chase. Les « Movie Park Studios » prennent alors tout leur sens et on s’imagine que c’est ici que sont créées toutes les histoires du parc. Cette idée simple mais intéressante donne alors une cohérence au parc entier, et on a envie d’y croire !

On a alors hâte de commencer la visite pour voir toutes les pépites que ces studios renferment ! Nous faisons d’abord la rencontre d’Andy, jeune assistant du célèbre réalisateur Steven Thrillberg. Celui-ci explique que trois films sont en tournage aujourd’hui : un film catastrophe aux effets spéciaux jamais vus, un film d’action qui va faire chauffer le bitume, et un blockbuster avec un monstre géant. Un clap magiquement animé nommé SAM (Self driving Automotive Motion system) fait aussi irruption : c’est lui qui nous transportera avec ses trains. Tout cela est sous-titré en anglais pour que le plus grand nombre comprenne.

Les promesses sont données, plus qu’à se lancer !

La dernière partie de la file d’attente passe devant divers bureaux où les équipes du tournage s’activent et où sont visibles un nombre incroyable d’objets en tout genre faisant référence à des films cultes ou au parc lui-même. Impossible de tout énumérer tellement il y en a, mais les fans de parcs à thème se raviront d’y voir de belles maquettes d’attractions, des plans de construction, des photos d’archive, et parfois même des références directes à Six Flags et Warner Bros qui ont géré le parc par le passé. Encore plus fou, des références au futur du parc sont cachées, comme des croquis de choses prévues mais jamais construites, comme nous l’a révélé le directeur créatif du projet.

Après un dernier briefing vidéo par Steven Thrillberg, il est temps d’embarquer dans le train. 3, 2, 1… action !

Le plus palpitant des studio tours

On s’élance pour traverser le coffre fort du studio où se trouvent des dizaines de bobines de films, mais SAM va vite nous diriger vers le premier tournage. À l’intérieur d’une maison américaine, les parois ne résistent pas longtemps à la tornade qui s’approche, grâce à des projections joliment intégrées. Notre train n’y échappe pas et est propulsé en arrière !

Dans un entrepôt d’anciens décors du parc et de véritables films, Steven Thrillberg et son assistant Andy sont en communication dans la salle de contrôle du Studio Tour. L’utilisation d’une plaque tournante sur laquelle se place le train permet une séquence de découverte originale et rythmée des différents côtés de la salle qui regorge de détails. Les plus observateurs apercevront même une animatronique de Bugs Bunny utilisée dans l’attraction Looney Tunes Studio Tour qui occupait le bâtiment jusqu’en 2004.

Pas de temps à perdre, le train s’engage dans une rue new-yorkaise très animée où une voiture l’attend pour faire une course lors d’une accélération rapide. Encore une bonne idée pour justifier cet élément du parcours ! Seulement, on prend un peu trop de vitesse et nous fonçons dans le mur pour nous retrouver à l’extérieur du bâtiment où le circuit navigue au dessus de l’entrée de l’attraction, toujours avec une musique entraînante.

De retour à l’intérieur des studios, on aperçoit au loin un hélicoptère éclairant l’obscurité. Un énorme King Kong manque en effet de nous attraper ! Finalement, notre course se termine dans le studio musical où on manque de peu la catastrophe en fonçant dans le chef d’orchestre et ses musiciens. Il ne s’agit cependant pas de n’importe quel orchestre, c’est une vidéo du Budapest Film Orchestra en train d’enregistrer la musique de l’attraction, dirigé par son véritable chef d’orchestre qui a joué le jeu pour cette scène finale.

Une pluie de bonne surprises

Difficile de sortir de Movie Park Studios sans avoir des étoiles plein les yeux. Movie Park Germany n’a pas les budgets des plus grand mais a su, une nouvelle fois, intelligemment se surpasser pour créer une expérience complète, unique et bien exécutée.

Le coaster lui-même conviendra bien aux familles et est plein de surprises. Ces dernières collent parfaitement à l’atmosphère enjouée qui règne dans toute l’attraction, notamment grâce aux sympathiques personnages et aux musiques signées IMAscore. On ressent que les acteurs du projet ont voulu se faire plaisir, mais aussi faire plaisir à leurs fans en rendant un généreux hommage à Movie Park Germany et sa riche histoire. Le placard à archives a été ouvert pour mettre en valeur des objets passionnants, ce qui est rarement fait dans d’autres parcs.

En débarquant, on ressent cependant une légère frustration car la vitesse de l’attraction permet difficilement de voir tous les détails, mais il s’agit là d’une raison supplémentaire pour refaire l’attraction aussitôt.

Movie Park Studios est donc une réussite qui contient tous les ingrédients pour ravir le plus grand nombre. Une revisite moderne du concept des « studio tours », avec pour objectif de rendre un joyeux hommage au cinéma plutôt que s’attarder de trop longues minutes le fonctionnement d’effets spéciaux (mais imaginez quand même un peu la loge de King Kong).

Cette nouveauté complète la solide offre d’attractions de qualité du parc qui valent le détour.

Bravo aux équipes de Movie Park Germany et à leurs partenaires pour cette création ! Pour découvrir encore plus d’anecdotes sur l’attraction, sa conception et ses « Easter eggs », une interview avec Manuel Prossotowicz, directeur créatif du parc, complète cet article.

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