
Complexe Dragon Ball près de Paris : ce que l’on sait vraiment
Un projet à 6 milliards d’euros
Le 24 août 2026, la France et l’Arabie saoudite ont annoncé un vaste projet de destination de loisirs à Cergy-Pontoise, porté par Qiddiya, le groupe derrière Six Flags en Arabie Saoudite et son fameux Falcon’s Flight (l’occasion de revenir sur notre article dédié à Qiddiya City). L’annonce parle de trois parcs à thème, ainsi que des infrastructures touristiques, pour un investissement annoncé d’environ 6 milliards d’euros et 22 000 emplois. Aucune date d’ouverture n’a encore été communiquée.
Ce que l’on sait, c’est que la destination aura comme sujet principal, les mangas. Très vite, le projet a été présenté comme le futur parc Dragon Ball près de Paris. Le site évoqué pour sa localisation est celui de l’ancien Mirapolis, à Courdimanche, fermé depuis 1991.
Dragon Ball mais une licence encore loin d’être acquise
C’est le principal retournement après l’annonce.
Contrairement à ce que peuvent laisser penser les premiers titres, Qiddiya n’a pas encore obtenu l’autorisation des ayants droit japonais pour exploiter Dragon Ball en France, selon Le Monde.

Qiddiya possède déjà un accord avec Toei Animation pour construire un parc Dragon Ball en Arabie saoudite. Celui-ci doit dépasser les 500 000 m², avec sept zones thématiques et plus de 30 attractions, dont un spectaculaire Shenron de 70 mètres. Mais cet accord saoudien ne donne pas automatiquement les droits pour un parc français.
Autrement dit, le projet de trois parcs est officiel, mais le parc Dragon Ball lui-même reste conditionné à la licence.
Une annonce qui a surpris localement
Autre élément révélé après l’annonce : la mairie de Courdimanche n’avait pas été associée publiquement à la présentation du projet. La maire Sophie Matharan a expliqué avoir découvert le dossier peu avant sa révélation au grand public et a depuis demandé à être associée aux discussions.
Même chose concernant le foncier : des informations rapportées par l’AFP montrent que le propriétaire du terrain n’aurait pas été informé également.
Cela ne signifie évidemment pas que le projet ne peut pas se faire mais l’État et Qiddiya devront encore régler les questions foncières, urbanistiques et administratives.
Beaucoup de choses restent à définir
Pour l’instant, il n’existe ni plan détaillé, ni liste d’attractions, ni gamme de prix, ni date d’ouverture. Les thèmes des deux autres parcs n’ont pas non plus été dévoilés.
Les chiffres spectaculaires du parc Dragon Ball saoudien — 30 attractions, sept zones, Shenron de 70 mètres — ne doivent donc pas être attribués au futur parc français : ils concernent uniquement le projet de Qiddiya City.
Notre conclusion
Le projet est donc bien réel, mais il faut encore distinguer l’annonce politique de la réalisation concrète.
Les trois parcs à Cergy-Pontoise et l’investissement saoudien sont officiellement annoncés. En revanche, le parc Dragon Ball doit encore obtenir ses droits, le foncier et les différentes autorisations doivent être sécurisés, et aucun calendrier de construction n’est connu.

Pour l’instant, Goku est donc annoncé à Cergy-Pontoise mais il n’a pas encore son billet pour la France.