Continuons à nous aventurer dans les différentes zones originelles d’Universal’s Islands of Advenure, et découvrons à présent Toon Lagoon et Jurassic Park !

Rendez-vous chaque semaine pour découvrir un chapitre de l’histoire d’Universal’s Islands of Adventure.

Chapitre 1 : Cartoon World

Chapitre 2 : Port of Entry & Marvel Super Hero Island

Chapitre 3 : Toon Lagoon & Jurassic Park

Chapitre 4 : The Lost Continent & Seuss Landing

Toon Lagoon – la zone qui éclabousse !

Betty Boop, Popeye et autres héros de bandes-dessinées ont élu domicile dans cette zone colorée où il ne vaut mieux pas avoir peur de se mouiller !

Nous avons vu que très vite, Universal Studios avait pu mettre la main sur les personnages de Jay War (Dudley-Do-Right) et sur ceux de King Features (Popeye, Betty Boop). L’objectif est simple pour Christopher Stapleton (Show Producer – Toon Lagoon) : créer une zone dédiée à toute la famille !

Une évidence s’impose rapidement : les attractions aquatiques – idéales pour se rafraichir durant une journée sous le soleil de Floride.

Le thème nautique de Popeye se prête parfaitement à cette thématique, et très vite les premiers concept-arts intègrent Popeye & Bluto’s Bilge-Rat Barges. Ce « raft ride » mouvementé entraine les visiteurs dans des rapides, après que Brutus (Bluto) ait joué un vilain tour à Popeye en kidnappant Olive.

Le succès de Popeye est dû à un savant mélange de technologie avancée et d’astuces pour contrôler l’hydrodynamique : si le couloir d’eau se rétrécit, alors la bouée prendra de la vitesse, au contraire, celle-ci freine en passant dans de plus grandes étendues.

Malgré tout, l’eau reste un élément imprévisible, et une vigilance de tous les instants a dû s’imposer pour éviter la moindre collision, comme lors des premiers tests grandeur nature. L’attraction est reliée au lagon principal grâce à de nombreuses pompes, permettant de renforcer une impression de cohérence et de rivière sauvage.

Une chose est sûre : les 12 passagers montant à bord de Popeye & Bluto’s Bilge-Rat Bargers doivent se préparer à en sortir mouillés ou même… trempés, avec notamment une chute culminant à près de 3 mètres de hauteur.

La zone Popeye propose également de monter à bord du « Me Ship The Olive », le célèbre bateau du protagoniste, transformé en aire de jeux géante sur 3 niveaux. Originellement, un dîner-spectacle mettant en scène les personnages de King Features était également à l’étude.

Juste en face, de drôles de montagnes se dressent à l’horizon : Dudley Do-Right’s Ripsaw Falls. Cette expérience hybride à la croisée des chemins entre roller-coaster et water flume permet de croiser la route de Dudley Do-Right, parti sauver Nell Fenwick des griffes de son ennemi Snidley Whiplash.

Pourtant, les premières ébauches de l’extérieur du ride prenaient la forme d’une grande scierie canadienne, mais les similitudes visuelles avec Splash Mountain (ouverte en 1989 à Disneyland Resort) redirigèrent plutôt les créatifs vers les forêts canadiennes et la reproduction d’un Mont Rushmore… atypique !

De nombreux gags comiques rythment le parcours, mettant en scène le maladroit Dudley Do-Right et comportant parfois quelques clins d’œil à la concurrence : Snidley Whiplash dans la même posture que la Sorcière de Snow White’s Scary Adventures ou en prisonnier de Pirates of the Caribbean.

Autre effet intéressant n’ayant pas été développé dans la version définitive : dans le grand final, Snidey Whiplash usait une scie à bois (ripsaw) pour littéralement couper la bûche en deux parties distinctes, séparant ainsi les visiteurs durant la descente de près de 23 mètres. Une explication de la présence du mot « Ripsaw » dans le titre, ainsi que les deux couloirs de chute visibles depuis l’extérieur de l’attraction.

Là encore, l’attraction est un savoureux mélange de water flume et roller coaster, grâce à des rails permettant de maintenir la bûche stable durant l’impressionnante descente ! A ce propos, cette dernière fut tellement intense et raide, qu’en 2004 son degré d’inclinaison passa de 45° à 50°.

Dudley Do-Right’s Ripsaw Falls remporta le titre de “Best Watteride in the World” de l’Amusement Business Magazine durant 14 années consécutives (2001 – 2014).

Toon Lagoon propose également de nombreux restaurants et autres boutiques inspirés des Toons des studios King Features : Wimpy, Dagwood Bumstead, Betty Boop… L’eau est également à l’honneur des allées de la zone, avec de nombreux effets interactifs et aquatiques.

Jurassic Park sort les griffes !

Abordons à présent l’une des franchises les plus populaires d’Universal’s Islands of Adventure : Jurassic Park. Il faut dire que tout prédestinait la saga cinématographique légendaire d’être un jour représentée dans les parcs à thèmes. Les premières études pour une attraction commencèrent en 1992, alors que le blockbuster jurassique de Steven Spielberg n’était pas encore sorti.

Dans un premier temps, un concept de « Jeep Ride » s’imposa après une première lecture du scénario. Mais Gary Goddard alerta sur le risque de ne pas savoir capturer l’excitation de cette séquence culte.

Plutôt que d’être une simple recréation d’un film, il imagina l’attraction phare comme une extension de celui-ci, en s’inspirant d’une scène en raft issue du roman original. Prévu initialement pour Universal Studios Florida, sur la parcelle occupée à présent par Men In Black : Alian Attack, Jurassic Park River Adventure fut finalement développée à Islands of Adventure.

Comme dans chaque projet, la version finale fut amputée de nombreux effets et autres scènes, et notamment une en particulier : au moment de l’ascension dans l’immense bâtiment, les visiteurs découvrent qu’un signal d’alarme a été enclenché, nécessitant une évacuation immédiate.

Dans une version bis, un opérateur de l’attraction débarquait alors et demandait à tous les passagers d’évacuer en le suivant. Mais c’était sans compter sur la présence d’un raptor, se précipitant sur la clôture électrique en effrayant l’employé. Celui-ci, pris de panique, reculait alors en s’appuyant sur le tableau de bord, plongeant ainsi les visiteurs dans le noir en projetant l’embarcation en sens inverse.

Si cet effet n’a pas vu le jour en l’état dans la version finale, peu de doute qu’il a en revanche inspiré l’une des scènes de fin de Revenge of the Mummy (2004) reprenant le même concept de « surprise ».

D’autres concepts d’attractions furent imaginés pour l’une des zones d’Universal’s Islands of Adventure, qui allait devoir faire face à un grand succès, comme notamment le projet HelicopTours.

Comme son nom l’indique, cette expérience aurait permis aux visiteurs de vivre un survol de Jurassic Park, via un système de simulateur de vol se rapprochant de Soarin’ Over California. Le projet « Jeep Safari » fut également reconsidéré pour cette zone, mais fut définitivement abandonné car trop similaire avec Jurassic Park River Adventure.

En quête d’un rajout de sensations fortes, la direction d’Universal Orlando Resort entama le développement d’une éventuelle expansion en 2001. Un concept de wooden coaster « Raptor Racers » fut alors proposé par l’entreprise Coaster Works où les wagonnets auraient arpenté le parcours en forme de squelette de dinosaure, poursuivis par des raptors, mais Universal Studios déclina.

En revanche, un Hyper Coaster jurassique culminant à plus de 60 mètres de haut fut approuvé, mais les évènements tragiques de septembre 2001 rendirent plus fragiles les investissements.

A l’ouverture du parc, Triceratops Encounter permettait aux visiteurs de rencontrer de véritables triceratops profitant de soins vétérinaires. Une expérience remplacée depuis par Raptor Encounter, afin de pouvoir faire écho avec les nouveaux blockbusters Jurassic World.

D’autres activités et attractions complètent la zone :

  • Camp Jurassic : une gigantesque aire de jeux pour les enfants en extérieur
  • Pteranodon Flyers : un circuit de montagnes russes à véhicules suspendus
  • Jurassic Park Discovery Center : une reproduction du lieu iconique de la saga, servant ici de hall d’exposition

Sources et liens pour aller plus loin :

Images :

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